Aperçu du marché : Rôle unique d’Alliance Pipeline dans le contexte des exportations canadiennes de gaz naturel compte tenu d’un pouvoir calorifique toujours plus grand

Date de diffusion : 2015-07-09

Le gaz naturel produit à partir des puits de pétrole ou de gaz est principalement composé de méthane, mais il peut aussi renfermer des liquides (LGN) comme de l’éthane, du propane et du butane. Puisque, pour un même volume, les LGN produisent davantage de chaleur que le méthane lorsqu’ils brûlent, les gaz « riches » en LGN ont un pouvoir calorifique plus grand que les autres.

Le pouvoir calorifique du gaz reçu sur le réseau d’Alliance Pipeline en Alberta et en Colombie-Britannique augmente depuis 2013, alors qu’il était de quelque 40,5 gigajoules par millier de mètres cubes (GJ/1000m³) tandis qu’il se situe maintenant à plus de 41,5 GJ/1000m³, ce qui indique un accroissement de la teneur en LGN dans le flux de gaz naturel au fil du temps. Par comparaison, le pouvoir calorifique du gaz naturel destiné à l’exportation à partir de l’Ouest canadien et acheminé sur d’autres pipelines se situe à environ 38,5 GJ/1000m³. Alliance est présente dans une région où les sociétés d’exploration ciblent de plus en plus du gaz riche, qui leur permet de toucher des revenus supérieurs en raison des LGN, ce qui, par ricochet, pousse à la hausse le pouvoir calorifique du produit transporté.

Sources et description de la figure

Sources : Alliance et calculs de l’Office

Description : Ce graphique illustre le pouvoir calorifique, selon le mois, des volumes reçus par Alliance Pipeline en Alberta et en Colombie-Britannique de janvier 2012 à mai 2015. Le pouvoir calorifique est calculé en divisant les volumes reçus par Alliance au cours d’un mois par l’énergie totale, deux données tirées des rapports mensuels de synthèse produits par Alliance sur le débit des pipelines. Le graphique montre que le pouvoir calorifique du gaz acheminé sur le réseau d’Alliance en Alberta et en Colombie-Britannique était relativement constant en 2012, avant le début de sa remontée progressive au cours des deux dernières années. Le pouvoir calorifique du gaz reçu de l’Alberta est ainsi passé de 40,40 GJ/1000m³ en janvier 2012 à 40,57 GJ/1000m³ en janvier 2013 and 41.59 GJ/1000m³ en mai 2015, le mois le plus récent pour lequel des données sont disponibles. Celui du gaz reçu de la Colombie-Britannique est pour sa part passé de 40,33 GJ/1000m³ en janvier 2012 à 40,41 GJ/1000m³ en janvier 2013, puis à 41,82 GJ/1000m³ en mai 2015.


En dehors des pipelines d’Alliance, ceux qui servent à l’expédition de gaz naturel à partir de l’Ouest canadien acheminent le produit dans son état gazeux habituel. La valeur calorifique doit donc être plus faible pour éviter la condensation et ainsi, la formation de gouttelettes dans le flux de gaz naturel. En effet, toute forme de buée doit être évitée, car elle causerait des « bouchons » et réduirait l’efficience du transport et pourrait même endommager le matériel. Dans l’Ouest canadien, les LGN sont, pour la majeure partie, extraits du flux gazeux dans des usines de traitement (notamment de chevauchement) pour être consommés localement.

Source et description de la figure

Source : Alliance

Description : Cette carte montre le tracé du réseau pipelinier d’Alliance en Amérique du Nord, avec bureaux centraux et régionaux ainsi que stations de compression sur les canalisations, principale et latérales.

Parmi tous les gazoducs canadiens, le réseau d’Alliance est unique en ceci qu’il sert à acheminer sous haute pression du gaz en phase quasi liquide sur toute la longueur de la canalisation principale. Les compresseurs qui s’y trouvent rehaussent la pression du gaz alors que les compartiments de refroidissement permettent d’en contrôler la température jusqu’à l’atteinte d’un état quasi liquide qui n’entraîne pas de condensation. Par conséquent, Alliance est en mesure d’assurer le transport de gaz à plus fortes concentrations de LGN puisque le mélange d’hydrocarbures, méthane compris, se trouve dans cet état quasi liquide. Cela signifie par ailleurs que les expéditeurs sur le réseau de cette société peuvent faire circuler du gaz riche peu traité à partir de l’Ouest canadien jusqu’à l’installation de traitement d’Aux Sable, près de Chicago, pour extraction des LGN à cet endroit. Après traitement, le gaz naturel et les LGN sont vendus sur des marchés du Midwest et de l’Est.

 

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