Aperçu du marché : Utilisation moindre de combustibles fossiles au Canada dès 2020

Date de diffusion : 2017-11-01

L’Office prévoit que le Canada commencera bientôt à réduire son utilisation de combustibles fossiles. L’Office fait des prévisions sur l’offre et la demande d’énergie depuis 50 ans, et on a toujours cru que l’utilisation de combustibles fossiles continuerait d’augmenter. Le dernier rapport de l’Office, intitulé Avenir énergétique du Canada en 2017 – Offre et demande énergétiques à l’horizon 2040 (AE2017), prévoit que la consommation d’énergie dérivée de combustibles fossiles au Canada atteindra un sommet en 2019. Après cela, l’utilisation de combustibles fossiles devrait diminuer graduellement, d’après le scénario de référence. Cela est dû principalement à l’utilisation moindre de charbon et de produits pétroliers raffinés au Canada.

Projections sur l’utilisation de combustibles fossiles au Canada selon les derniers rapports sur l’avenir énergétique

Source et description

Source : Avenir énergétique du Canada en 2017 – Offre et demande énergétiques à l’horizon 2040

Description : Ce graphique linéaire et à colonnes illustre la consommation historique d’énergie dérivée de combustibles fossiles au Canada. Le graphique linéaire superposé illustre la consommation future projetée d’énergie dérivée de combustibles fossiles selon les rapports sur l’avenir énergétique de 2007 à 2017. La consommation historique de combustibles fossiles a fluctué à des niveaux juste en deçà de 10 000 pétajoules, sauf en 2007, alors qu’elle a atteint un sommet dépassant légèrement 10 000 pétajoules. Les projections jusqu’en 2016 du rapport sur l’avenir énergétique de 2007 montrent une tendance à la hausse de la consommation de combustibles fossiles, mais dans la plupart des scénarios, cette ligne de tendance diminue par rapport aux projections précédentes. Les projections du rapport sur l’avenir énergétique de 2017, qui correspondent au scénario de référence de l’Office, indiquent une consommation croissante de combustibles fossiles jusqu’en 2019; celle-ci atteint un sommet de 10 611 pétajoules, puis diminue très graduellement de 2020 à 2040.

L’utilisation d’énergie dérivée de combustibles fossiles devrait diminuer pour beaucoup de raisons. La nouvelle technologie et les politiques récentes sur les émissions sont des facteurs clés. L’Approche pancanadienne pour une tarification de la pollution par le carbone incite à réduire la demande de combustibles fossiles. Dans le secteur des transports, les normes relatives aux émissions de gaz à effet de serre pour les véhicules construits après 2018 font diminuer la croissance de la demande d’essence et de diesel. Le nombre de véhicules électriques augmentera en raison des politiques incitatives, en particulier au Québec et en Ontario. Cela réduira le besoin d’essence dans les véhicules à passagers. Dans le secteur de la production pétrolière, le rapport vapeur/pétrole pour la récupération in situ dans les sables bitumineux s’améliore plus rapidement que ce qui était prévu dans les rapports sur l’avenir énergétique précédents. Cela réduit la demande de gaz naturel servant à produire de la vapeur pour l’extraction du pétrole. Ce changement est dû en partie à l’utilisation de la technologie d’injection de vapeur et de solvant pour la récupération in situ. Le secteur de l’électricité élimine progressivement la production à partir du charbon; vers 2040, on prévoit que la capacité éolienne doublera et la capacité solaire triplera. En outre, la croissance inférieure prévue de l’économie et de la population entraîne une demande moins forte de combustibles fossiles.

 

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