Aperçu du marché : Ressources économiquement exploitables de la formation schisteuse de Duvernay

Date de diffusion : 2018-01-10

Un milliard de barils (« Gb ») de pétrole, 12 millions de millions de pieds cubes (« Tpi3 ») de gaz naturel et 1,4 Gb de liquides de gaz naturel (« LGN ») sont économiquement exploitablesNote de bas de page 1 dans la formation schisteuse de Duvernay selon un nouveau rapport de l’Office national de l’énergie. Cela signifie qu’en tenant compte de ce qu’il en coûte pour forer un puits en 2017 de même que des prix du pétrole et du gazNote de bas de page 2, environ le tiers des ressources pétrolières commercialisablesNote de bas de page 3 de la formation de Duvernay sont économiquement exploitables, tout comme 16 % de ses ressources gazières et un cinquième des LGN présents, toujours comparativement aux ressources commercialisable.

L’Office a établi les coûts estimatifs de l’offre pour les ressources commercialisables de la formation schisteuse de Duvernay en déterminant les prix du pétrole brut, du gaz naturel et des LGN requis afin qu’un puits permette de couvrir les frais engagés plus un bénéfice de 10 %. Le rapport de l’Office renferme des précisions sur le calcul des coûts de l’offre, notamment à l’égard des hypothèses avancées et des définitions utilisées. Le tableau interactif qui suit illustre les coûts de l’offre pour les ressources gazières commercialisables de la formation schisteuse de Duvernay. Il présente quatre ensembles de deux courbes chacun pour les années 2015 à 2018 inclusivement. L’une de ces courbes représente un prix fixe de 60 $ CAN le baril de pétrole et l’autre un prix de 70 $.

Les coûts de l’offre en $ CAN par gigajoule pour les ressources gazières commercialisables de la formation schisteuse de Duvernay

Source et description

Source : Office

Description : Cette figure illustrant les coûts de l’offre en $ CAN par gigajoule pour les ressources gazières commercialisables de la formation schisteuse de Duvernay. Il présente quatre ensembles de deux courbes chacun pour les années 2015 à 2018 inclusivement. L’une de ces courbes représente un prix fixe de 60 $ CAN le baril de pétrole et l’autre un prix de 70 $. Les coûts de l’offre baissent progressivement année après année. Pour chaque paire, les coûts associés à un baril de pétrole de 60 $ CAN sont légèrement supérieurs à ceux correspondant à un prix de 70 $. Chaque courbe de coûts monte graduellement jusqu’à l’atteinte d’environ 72 Tpi3, moment auquel la progression est beaucoup plus rapide au fur et à mesure qu’on s’approche du volume total de gaz commercialisable disponible qui se situe à 76,6 Tpi3.

En supposant que les coûts de forage d’un puits continuent de diminuer en 2018Note de bas de page 4 alors que les prix du pétrole brut et du gaz naturel augmentent quelque peuNote de bas de page 5, les ressources économiquement exploitables de la formation de Duvernay prendraient de l’ampleur et comparativement à leur pendant commercialisable, elles dépasseraient 40 % pour ce qui est du gaz naturel tandis qu’elles seraient de presque les deux tiers pour le pétrole et supérieures à la moitié pour les LGN.

Ressources Gaz (Tpi³) Pétrole (Gb) LGN (Gb)
2017 2018 2017 2018 2017 2018
Économiquement exploitables 12,0 32,9 1,0 2,2 1,4 3,4
Commercialisables 76,6 3,4 6,3
Carte transposant graphiquement les coûts de l’offre pour les ressources gazières commercialisables de la formation schisteuse de Duvernay dans la zone d’étude
Source et description

Source : Office

Description : Cette figure est une carte transposant graphiquement les coûts de l’offre pour les ressources gazières commercialisables de la formation schisteuse de Duvernay dans la zone d’étude (coûts de forage d’un puits en 2018 et prix du pétrole fixé à 70 $ CAN le baril). Le gaz commercialisable montre une plus grande rentabilité dans certaines poches du centre-nord et de l’extrémité sud-est du bassin de la formation.

Certains secteurs de la formation schisteuse de Duvernay ne tombent pas sous le seuil de la rentabilité même lorsque les prix du gaz reculent, ce qui indique qu’à ces endroits, les revenus tirés de la production de pétrole et de LGN à partir d’un puits sont suffisants pour permettre aux sociétés de réaliser un profit même si elles perdent de l’argent du côté du gaz naturel.

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